Maire : Eve WOGENSTAHL 15 place du 19 mars 1962
38 260 Pajay Tél. 04 74 54 26 03 Fax. 04 74 54 33 65 Email :Cliquez ici pour nous contacter Horaires d'ouverture : Lundi : 9 h – 12 h
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«Pajay, une jeune commune»
Bien peu nombreux sommes-nous à connaître l’historique exacte de la naissance de Pajay en tant que «commune». Pourtant cette histoire n’est guère ancienne puisqu’elle remonte à la première moitié du XIX siècle, époque où Pajay n’était encore qu’un hameau éloigné de la commune de Faramans. Cet éloignement a fait que, très tôt, le hameau s’est doté d’une école de garçons (suite à la Loi Guizot de 1833), celle-ci se trouvait manifestement dans l’ancienne maison Maréchal (sur la route principale). Aussi, on comptait dans le hameau de nombreux artisans et commerçants qui faisaient vivre le quartier : boulanger, charron, tuilier, forgeron ou encore cafetier.....Les registres font même état d’une «maison commune» qui aurait servi à quelques réunions décentralisées du Conseil Municipal de Faramans (aux dires des anciens, cette maison pourrait être celle de Claire et Olivier Piolat ?!). Pajay possédait aussi son curé desservant avec sa propre église (semblable à une petite chapelle), située à l’emplacement actuel du Monument aux morts (élevé en 1922) et sur son parvis se trouvait l’ancien petit cimetière avant sa délocalisation à son emplacement actuel (début XXème). Fort de ses nombreux représentants siégeant au Conseil Municipal de Faramans (soit près de 50% des élus selon les registres !), Pajay a formulé très tôt, dès les années 1830, de nombreuses demandes d’indépendance… Dès 1836, les revendications vont ébranler à plusieurs reprises les séances plénières du Conseil Municipal de Faramans. A un tel point, que «la gravité de l’objet» (terme employé dans l’acte de délibération) va remonter en plus haut lieu, jusqu’au sous-préfet du département qui sera alors chargé de faire examiner la légitimité et la recevabilité de la requête lancée par les conseillers pajaytois. Ces questions sont alors vraiment prises au sérieux puisqu’un «boycott» des séances du Conseil, par les élus pajaytois, aurait interrompu toute possibilité de délibération ! Les motifs évoqués, outre le désir certain d’autonomie, semblent avoir été purement pratiques :l’éloignement du quartier ne rendait pas toujours facile l’accès aux réunions se déroulant à Faramans,surtout les soirs et durant la rude saison hivernale ; apparemment le seul accès au village se faisait par une longue route sinueuse et traversant la sombre forêt d’Autimont... Pendant plusieurs années, les enquêtes se multiplient pour vérifier le bien fondé d’une «sécession» entre les deux entités.Elle aboutissent finalement le 22 juillet 1838 : (extrait des archives municipales) ‘‘Monsieur le Maire, président de l’assemblée municipale a présenté que la séparation de la fraction de Pajay de celle de Faramans a été l’objet de plusieurs démarches et que, déjà, M. Pion, membre du conseil général du département avait été chargé par M. le sous-préfet de l’arrondissement de Vienne de provoquer une enquête sur les avantages et les inconvénients de la-dite séparation […]. Le conseil municipal prenant en considération que :
vu l’éloignement des deux sections de la commune, soit au moins quatre mille mètres,
vu la population de la section de Pajay, qui comprend sept cents âmes
vu sa position topographique […] sur la grande route de Serrières à la Côte-St-André et aussi que Pajay possède déjà son église, son curé et son garde champêtre […] et paie un instituteur[…]
considérant que l’éloignement des deux fractions qui ont l’une et l’autre des conseillers municipaux, ne peut qu’entraver la marche de l’administration et par les motifs que les chemins qui mènent d’une section à l’autre étant dans un état impraticable […]
Considérant donc que cette séparation ne présente aucun inconvénient […] mais qu’elle offre au contraire des avantages[...]Par ces motifs, le conseil est d’avis, à la majorité de vingt trois voix contre neuf voix, que cette séparation soit prononcée et que donc la section de Pajay soit érigée en commune séparée’’.(article paru dans l'Echo Pajaytois n°17 - B. Murys)